Amicale du Trateur Renault

© Tous droits réservés Amicale du Tracteur Renault 1993-2019

   1965 - 1975

 

Sources extraits du CD-Rom Amicale du Tracteur Renault (1999- Jacques Gouet)

et extraits de l'Encyclopédie du Tracteur Renault 

3 tomes (1919-1970)-(1971-2000)-(2000-2005) Editions ETAI

(Avec l'autorisation de reproduction des éditions ETAI)

    En 1966 le Tracto-Control était la vedette de Renault du SIMA ; en effet, alors que la plupart des concurrents assuraient un contrôle d’efforts par la bielle de 3ème point ; Renault le réalisa sur les bielles de traction, ce qui en améliorait les performances.  

  Une nouvelle gamme est présentée en 1967, remplaçante des Master ; puis rapidement dans le même style des tracteurs de 35 à 46 Cv remplaçants la vaillante gamme ET5.  

  C’est au tour d’une vraie gamme Vignerons et Vergers en 1968.  

     En 1967 l’usine du Mans procède au regroupement des ateliers de fabrication, alors dispersés auusi bien côté automobiles que tracteurs.

     Une nouvelle implantation sera étudiée et mise en place en 1969 permettant ainsi une gestion autonome des fabrications de tracteurs. L’usine tracteurs comptait alors 1400 Ouvriers et 400 Employés sur l’effectif de 10 000 personnes de l’usine du Mans.

L’activité de l’usine représente suivant les types 35 à 40% de la valeur finale de chaque tracteur.

     Mais l’usine tracteurs continue d’utiliser les services de l’usine automobiles notamment pour ce qui concerne :

-         la gestion du personnel

-         certaines fabrications spéciales

-         l’informatique

     C’est aussi en 1969 que le réseau se réorganise, par la séparation effective dans les succursales de l’activité motoculture. Ainsi les centres Renault Motoculture sont créés (CRM).

     Pour faire face à la concurrence qui possède souvent une ligne longue ; Renault accentue le partenariat avec les constructeurs de machines.

     Mais il y a une autre bataille à gagner, la course à la puissance était lancée et Renault n’était pas présent sur le marché des plus de 70Cv.

    En 1969 Renault lance les Renault 94 et 96 de 77 et 88Cv, là encore ; comme pour le 385 la bataille est rude Renault doit se comporter en conquérant et la concurrence n’est pas tendre.  

     Cette même année un contrat est signé avec Allis Chalmers pour la fourniture par Renault de tracteurs sur la base du Renault 56 et vendus aux Etats-Unis sius la marque Allis Chalmers. C’est exactement 6193 tracteurs qui seront vendus de 1969 à 1973 dont 2395 en 1969.    

     En 1970 Monsieur Denis Berget est nommé directeur de la division du matériel agricole.

    " C’est une période cruciale qui s’annonce ; l’outil de production est au top (capacité de 200 Tracteurs par jour en 3 x 8) et une nouvelle gamme haute vient d’être commercialisée.

     Il s’agit de conforter notre position en gamme basse et moyenne et surtout réussir le lancement gamme haute. "

     Des améliorations importantes ont été apportées au Tracto-Control (notamment réduction de la vitesse de descente), la généralisation de la direction hydrostatique et toujours la montée en puissance avec un Renault 98 de 100Cv et même un 145Cv prototype.

     Pour améliorer le renouvellement du parc, Renault crée des Centres Régionaux d’Occasions les CRO ; cette opération favorisera les délicates opérations de reprise lors des ventes de matériels.

 

    Le 4 x 4 a de plus en plus d’adeptes ; Renault n’étant pas constructeur de pont avant doit s’approvisionner chez des constructeurs appropriés ; c’est ainsi que seront montés des ponts ZF, Zetor et Hurth.

     Devant cette situation un accord entre Renault et la firme italienne Carraro est signé en 1972 ; cet accord prévoyait entr’autre la fourniture de ponts avant.  

     Dès 1973 cette coopération portera ces fruits par la sortie d’une nouvelle gamme basse et moyenne.  

Mais les années qui viennent de s’écouler ont quelque peu changé les états d’esprit ; et Monsieur Berget dans sa conférence de presse du 8 février 1973 annonçait :

« Après les épreuves difficiles subies aussi bien par la DMA que ses concurrents ; les objectifs sont aujourd’hui nets et peuvent se résumer ainsi :

-         Pas de volume de ventes à n’importe quel prix, mais un volume industriel suffisant.

-         Améliorer la gamme, veiller à son évolution et parfaire le service rendu. »

     Après les gammes basses et moyennes, c’est au tour de la gamme haute en 1974 de 75 à 140Cv ; mais le 140Cv présenté ne resta qu’au stade de prototype.

     Sur le plan technique on notera la sortie d’un moteur avec Turbo, et la généralisation de l’inverseur de marche dans la boîte de vitesses ; inverseur mécanique non synchronisé ce qui entraîna quelques déboires en utilisation.  

     D’autres changements cette même année :

-         Le siège de la DMA est transféré du Pont de Sèvres à Vélizy.

-         Le Service après-vente s’installe au Mans.

-         Le centre de formation de Sonchamp est transféré à Evreux.